Marier croissance dossier croissance et pénurie de main-d’œuvre

21
Nov

 

Nutech, présidée par Hugues Vaillancourt, exporte environ 65 % de sa production aux États-Unis par année, notamment vers des entreprises des secteurs industriel et médical.

Série 2 de 4 — Fondé en 1976 à Thetford Mines, mais installé à Disraeli depuis 1982, Nutech se spécialise dans l’usinage de composantes de précision en métal. La PME de 130 employés, passée en 2007 aux mains de Hughes Vaillancourt, fils du fondateur, affiche un chiffre d’affaires d’environ 25 millions de dollars par année et une croissance annuelle de 8 %.

L’entreprise exporte bon an, mal an, environ 65 % de sa production au sud de la frontière, notamment vers des entreprises des secteurs industriel et médical. Ces dernières années, l’un de ses clients américains s’est mis à prendre de plus en plus de place dans son carnet de commandes, après avoir mis au point une nouvelle technologie suscitant beaucoup d’engouement. Le bouche-à-oreille aidant, elle vend de plus en plus. Nutech doit donc suivre la cadence.

L’annonce de l’ASC coïncide avec le début de trois journées destinées à faire valoir les capacités spatiales du Canada auprès de grandes entreprises du secteur spatial, notamment Blue Origin, Airbus Defence and Space et Moon Express. Dans le cadre d’entretiens qui se poursuivent avec la communauté spatiale internationale afin d’établir les options de participation du Canada au prochain chapitre de l’histoire de l’exploration spatiale, l’ASC a récemment signé un protocole d’entente avec la société américaine Moon Express. Cette entente permettra à des entreprises et des chercheurs canadiens de proposer leur expertise et leurs capacités à Moon Express. L’ASC étudie également la possibilité d’utiliser le service d’atterrisseur lunaire de cette entreprise pour livrer des charges utiles canadiennes à venir.

Ces activités favoriseront la croissance et l’innovation des entreprises canadiennes dans le contexte d’une économie moderne et multiplieront les occasions d’exporter leurs technologies et services.

L’entreprise exporte bon an, mal an, environ 65 % de sa production au sud de la frontière, notamment vers des entreprises des secteurs industriel et médical. Ces dernières années, l’un de ses clients américains s’est mis à prendre de plus en plus de place dans son carnet de commandes, après avoir mis au point une nouvelle technologie suscitant beaucoup d’engouement. Le bouche-à-oreille aidant, elle vend de plus en plus. Nutech doit donc suivre la cadence.

Croissance contrôlée

Cette belle occasion d’affaires lui pose néanmoins certains défis. «Nous sommes dans la fabrication, donc pour augmenter beaucoup notre production, il faut acheter de nouvelles machines et agrandir l’usine, ce qui coûte cher», explique M. Vaillancourt.

Au fil des ans, les agrandissements se sont succédé à tel point que l’usine qui occupait 4 000 pieds carrés en 1982 en occupe maintenant près de 20 fois plus. En décembre 2016, l’entreprise terminait en effet un nouvel agrandissement, lequel faisait passer l’installation de 55 000 pieds carrés à 75 000 pieds carrés. Quant aux nouveaux équipements, ils se succèdent à intervalles réguliers.

En mai dernier, le gouvernement du Québec lui octroyait une contribution financière de plus de 20 000 $ pour soutenir des investissements dépassant les 50 000 $, consacrés à l’optimisation de ses processus de fabrication, l’implantation d’un logiciel d’échange de données informatisées, la refonte de son site web, la conception d’outils promotionnels et des missions de prospection pour augmenter ses parts de marché aux États-Unis. Ces sommes s’ajoutaient aux quelque quatre millions de dollars investis dans l’entreprise au cours des trois dernières années.

Surmonter la rareté de la main-d’oeuvre

Reste à dénicher la main-d’oeuvre nécessaire. Nutech a besoin de machinistes et n’hésite pas à les recruter à l’extérieur du Québec. L’équipe compte trois travailleurs français et, l’an dernier, la PME a embauché neuf machinistes provenant des Philippines. Le recrutement international coûte cher et exige aussi des démarches administratives assez lourdes. «Malgré tout, ça vaut la peine, car il s’agit de travailleurs expérimentés et très compétents», précise M. Vaillancourt.

Ce dernier ajoute que la volonté de contrôler les dépenses liées aux agrandissements et aux acquisitions de machines, ainsi que la difficulté à trouver des travailleurs expliquent que la PME s’efforce de contrôler sa croissance, la gardant à un niveau annuel moyen de 8 %. Sans ces contraintes, la croissance pourrait exploser, puisque la demande est bien présente.

Habitué à faire des affaires avec les Américains, M. Vaillancourt ne s’inquiète pas outre mesure des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis. Jusqu’à maintenant, les tarifs, notamment sur l’acier, n’ont touché que quelques pièces marginales, sans affecter le gros de sa production.

Il faut dire qu’il en a vu d’autres. Lorsque le dollar canadien avait rejoint la devise américaine, il y a quelques années, ses ventes avaient baissé d’environ 10 %. «Le taux de change nous est redevenu beaucoup plus favorable maintenant et, franchement, je ne vois pas vraiment de difficulté à l’exportation vers les États-Unis en ce moment», se réjouit l’entrepreneur.

Source:  Jean-François Venne         Offert par Les Affaires

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