Bourget: Les dix minutes de gloire du CSeries de Bombardier

26
Juin
Bourget: Les dix minutes de gloire du CSeries de Bombardier
Bourget: Les dix minutes de gloire du CSeries de Bombardier
  • Sylvie Lacaille
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Un premier vol qui, espère-t-on chez l’avionneur, permettra de convaincre les récalcitrants et donner un nouvel élan aux ventes de cette nouvelle famille d’appareils dont le développement a été long et coûteux (4,3G$US au 31 mars dernier) et le carnet de commandes, stagnant depuis des mois.

Ce salon − le 51e de l’histoire − est réputé être le plus important de l’industrie aéronautique mondiale. Organisé tous les deux ans, en alternance avec le Salon aéronautique de Farnborough, en Grande-Bretagne, il regroupe tous les grands de l’industrie qui redoublent d’efforts pour faire le plein de nouvelles commandes.

 

«Qu’il est beau», s’est exclamée tout naturellement, Christiane Beaulieu, d’Aéroports de Montréal, en voyant le CS300 –le plus grand de la famille CSeries− compléter sa première boucle, ventre déployé, dans le ciel nuageux de l’aéroport Le Bourget, en banlieue de Paris.

 

Au même moment, des employés de Bombardier dispersés sur le tarmac le temps d’assister à la scène, se mirent à applaudir nerveusement, visiblement pris d’un mélange d’excitation et de fierté, de pouvoir assister à cette étape charnière de l’histoire de l’appareil.

Plusieurs heures plus tard, l’excitation était encore palpable chez les membres de la délégation québécoise. «Vous avez vu, le CSeries vole», a lancé tout sourire à son auditoire, la directrice générale d’Aéro MontréalSuzanne Benoît, dans le cadre d’un séminaire qu’elle donnait sur l’innovation, deux heures plus tard.

Plusieurs analystes sont d’avis qu’une telle initiative ne peut être que bénéfique pour la crédibilité du programme. Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux n’en pense pas moins, estimant que l’incertitude qui entoure Bombardier sur les marchés était avant tout liée aux doutes de clients quant à la capacité du programme CSeries de véritablement prendre son envol.

Ces doutes devraient maintenant être dissipés, de l’avis de Alain Bellemare, nouveau président et chef de la direction de Bombardier, répétant à qui veut l’entendre que ce salon constituera «un point tournant» pour l’entreprise.

 

Ce matin, à l’occasion d’une conférence avec Swiss, Bombardier a réitéré que les premières livraisons du CS100 pendant la première moitié de 2016, soit avec plus de deux ans de retard sur le plan initial. La livraison du premier CS300 devrait suivre pour sa part, six mois plus tard.

 

Depuis le début de 2015, Bombardier n’a annoncé aucune commande d’avion CSeries, alors qu’elle en avait divulgué 21 au cours de la même période en 2014. Elle a par contre obtenu 7 nouvelles commandes de CRJ et 25 de turbopropulsés depuis le début de l’année, un niveau semblable à celui de l’an dernier.

 

Le carnet de commandes d’avions commerciaux de Bombardier s’élève aujourd’hui à 385 appareils, dont 243 sont de la gamme CSeries. Les trois quarts des commandes de CSeries (190) concernent le CS300, dont le prix à l’unité est établi à 72 millions de dollars américains. C’est toujours moins que l’objectif initial de 300 appareils avant le début la production.

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Crédit photo : Bloomberg

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